En introduction, notre DRH annonce la couleur.
Cette année c’est le retour du « chantage » ou plus exactement de la prime à la signature.
Les consignes de SAFRAN sont de privilégier les politiques salariales contractualisées.
Notre DRH, en bon petit soldat s’empresse donc de nous signaler qu’il appliquera scrupuleusement mais sans scrupules cette consigne.
Dans l’attente de la nouvelle journée de mobilisation du 16 Octobre, il nous semble important que les organisations syndicales s’engagent et participent spontanément, avec les salariés, dans un soutien sans faille aux mouvements reconductibles entrepris
dans plusieurs secteurs (SNCF, raffineries, RATP)
Il existe d’autres alternatives pour pérenniser le système de la retraite par répartition.
Il faut régler le problème du chômage de masse, embaucher c’est cotiser. Augmenter les salaires c’est aussi cotiser.
Sans compter que de l’argent, il y en a par ailleurs!
- 212 milliards d’euros de bénéfices pour les entreprises françaises du CAC 40 entre 2007 et 2009
- 3 milliards par an de « niches fiscales » réservées aux 1% plus riches
- 15 milliards d’exonérations de cotisations sociales (stock options, intéressement, mesures « pour l’emploi »)
- 36 milliards de dividendes distribués aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2009
- Entre 2004 et 2007, les 0,01% les mieux payé-e-s ont gagné 40% de plus
« Travailler mieux . . . pour Vivre mieux ? »
H devra se faire « intelligemment ». . . Alors que le PDG vise l’excellence technique et économique,
il serait bon qu’il en soit de même sur le volet social. Mais il a donné le ton en employant des termes forts comme « LES CONTRAINTES SOCIALES ». SPS et SNPE ont des statuts et acquis sociaux différents. Mais le PDG n’envisage pas de prendre le meilleur des acquis sociaux de chaque entreprise car « cela pourrait nuire à la compétitivité ».
H sera-t-il synonyme de fermetures de site, de perte d’emplois CDI, de recul des acquis sociaux ?
Ces questions, nous devons oser nous les poser.
Nous n’avons pas oublié les rémunérations du PDG Herteman ( 982 601€ en 2007,
1 372 621€ en 2008 et 1 505 598€ en 2009) et ses discours nous demandant de comprendre la politique salariale de rigueur imposée dans le Groupe.
Nous n’avons pas oublié que Molex c’était Snecma et Labinal. Aujourd’hui pour ces salariés c’est devenu Pôle Emploi.
Nous n’avons pas oublié le sort réservé aux salariés de la branche Téléphonie de Sagem.
Nous n’avons pas oublié ce que signifie « rationnaliser nos activités » dans le cadre de H.
Nous n’avons pas oublié les conséquences des projets SAFIRH, Safran Purchasing etc.
SUD participera à la « rencontre » de vendredi avec le PDG Herteman et nous aurons beaucoup de choses à lui dire.
Nous avons sollicité le PDG de SPS afin qu’un représentant syndical SUD de SME puisse participer à cette réunion non officielle.
La retraite, nous sommes tous concernés, à plus ou moins courte échéance, mais nous
sommes tous des retraités en puissance.
La réforme qui va examinée par le sénat courant octobre est très loin de faire l’unanimité.
Un récent sondage a montré que 70% des français étaient hostiles à cette réforme. Mais lorsque l’on regarde les chiffres des dernières manifestations, même si la mobilisation est importante, on est très loin du compte. Chez nous à SPS, par exemple, il y a environ 20%
de participant. Pourquoi un tel décalage ?
Des salariés à la limite de la rupture, 2 salariés en instance de licenciement . . .
Ça se passe sur le site du Haillan chez Safran Engineering Services. Comme les salariés SPS, ces salariés font partie de la « grande maison » SAFRAN.
Plus de productivité, plus de rentabilité, plus d’EBIT
Relèvement de l’âge légal de la retraite, baisse des pensions par le report de l’âge de décote, allongement de la durée de cotisations nécessaire pour une retraite à taux plein, … les « solutions » du gouvernement ne s’en prennent qu’à une seule classe sociale, celle des travailleurs/ses. Salarié-e-s en activité, en retraite, au chômage, jeunes en formation : nous devrions payer une crise qui n’est pas la nôtre, mais bien celle de leur système capitaliste.
Secteurs public et privé, nous sommes tous concerné-e-s !
En 2009, le Gouvernement a su trouver plusieurs milliards d’€uros pour sauver les banques.
Entre 2007 et 2009, le bénéfice des entreprises françaises du CAC 40 s’élève à 212 milliards d’€uros.
Le Gouvernement sait trouver de l’argent pour sauver les banques et continue de protéger les gros actionnaires.
Parce que la réforme des retraites imposée par le Gouvernement est injuste, il est important que tous les salariés se mobilisent.
L’appel s’adresse à tous les travailleurs du privé et du public.
A ce jour, plusieurs organisations syndicales du secteur public ont déposé des préavis de grève.
Faut-il le rappeler, dans la fonction publique les arrêts de travail se comptabilisent par une retenue sur salaire d’une journée complète.
Que vont devenir nos enfants ?
Le projet de société défendu par le gouvernement consiste à maintenir les salariés les plus âgés au travail
- souvent au chômage dans les faits car du travail il n'y en a déjà pas suffisamment pour tous
- et dans le même temps à interdire aux jeunes l'accès à un emploi stable, les enfermant de plus en plus longtemps dans
la précarité.
Tout le contraire du principe de solidarité entre les générations qui est à la base du système par répartition !
Une analyse de risque a été menée par la Direction générale. Elle fait apparaître que 35 à 40% des
risques sont critiques. Quand nous demandons quels sont ces risques et quelles actions en diminution de
risques ont été prises, on ne nous répond pas !
Enfin la Direction a indiqué que les CHSCTs seraient informés et consultés préalablement à la mise en place du CSP.
Comment sur un tel projet à forts risques psychosociaux la Direction a-t-elle pu lancer une procédure de consultation des CE et CCE sans être passé au préalable par le CHSCT ?
Comment les CE et CCE pourront-ils rendre un avis sans avoir celui des CHSCTs ?
Mobiliser 35 000 personnes sur plus d’une dizainede sites reste compliqué.
Certes la mobilisation est d’autant plus difficile à construire si les revendications sont floues.
Mais y a-t-il une réelle volonté syndicale de combattre la Direction et sa politique salariale ?
Au train où évoluent les NAO, jusqu’à quand pourra-t-on parler d’augmentation de salaire ?
Pour l’instant la Direction avance à sa guise puisqu’il n’y a pas de contre-pouvoir.
En faisant appel à notre mémoire, on peut se demander quelle était la réelle mobilisation dans le Groupe en 2008. Si nous avons eu un conflit aussi long à SPS, c’est probablement parce que nous étions bien seuls à ne rien vouloir lâcher.
Nous sommes en face d’une Direction qui n’hésite pas à faire de la répression exagérée à l’encontre des salariés.
Quand la Direction veut sanctionner, elle n’hésite pas une seconde. Aujourd’hui, c’est lui.
Mais demain qui peut avoir l’assurance de ne pas être mis dans la même situation.
Il appartient à tous les salariés de refuser la montée en puissance du climat répressif mis en place par la Direction de SPS. Chaque salarié est un adulte responsable qui vient sur son lieu de travail pour gagner sa vie. Cette sanction prive un salarié d’une
journée de salaire.
Nous ne pouvons pas rester insensible à cette sanction. SUD appelle tous les salariés à se mobiliser pour exiger réparation.
Le CHSCT est une instance où siègent des élus représentant les différents courants syndicaux.
Le président est nommé par la direction mais il n’a pas tous les droits.
Provoquer une réunion avec un officiel comme le contrôleur de la CRAMA sans convoquer l’ensemble des élus constitue un délit d’entrave, qui plus est lorsque l’objet de la réunion traite un dossier aussi sensible que celui des risques psychosociaux.
Que redoute la direction pour recevoir quasiment à huis clos le contrôleur de la CRAMA ?
Notre revendication n’est pas très éloignée de la position de l’intersyndicale. Elle est simplement chiffrée et surtout équitable.
C’est la seule revendication qui fédère tous les salariés. Elle était la revendication du conflit de 2008.
Pourquoi vouloir changer en 2010?
Rappelons également qu’en 2008 (à SPS et aussi dans le Groupe), l’ASTE et le jour de congés supplémentaire ont été obtenus en dehors des négociations de la politique salariale.
Sud sera toujours aux côtés des salariés et recherche plus de justice et d’équité au sein de l’entreprise.
SPS et SAFRAN pratiquent une politique salariale d’exclusion.
De plus, depuis des années les accords salariaux contribuent à favoriser les plus hauts salaires. De fait, les inégalités sont
croissantes. Dans les tracts des 22 et 25 mars, SUD a expliqué et fait la démonstration qu’une augmentation générale uniforme pour
tous de 70€ est une mesure équitable. Cette revendication salariale est largement compatible des moyens financiers de la Direction.
Tout repose sur une meilleure répartition.
Négocier n’impose pas d’accepter la logique voulue par la Direction avec les propositions de la Direction, nous sommes bien loin du compte. Au-delà de la nécessité d’augmenter l’enveloppe, la Direction doit mettre en place un mode de répartition
équitable n’excluant aucun salarié. Pour dire les choses, ce n’est pas par manque de moyens financiers que la Direction refuse de faire des propositions convenables.
En 2008, hors politique salariale, la Direction a fini par mettre la main à la poche avec l’ASTE à 25€ et une augmentation individuelle généralisée de 0,75% (pour ne pas parler d’une augmentation générale pour tous). Pourtant elle nous a longtemps rebattu les oreilles avec la mise en péril de l’entreprise si elle donnait plus. Nous rappelons que réparties uniformément, ASTE + AI généralisée aurait représenté 55€
Nous y sommes parvenu, mais… pour la CGT et la CFDT, les concessions de SUD étaient encore insuffisantes. La répartition uniforme ne convenait pas. Pourquoi, alors que dans le Groupe des intersyndicales revendiques une AG pour tous de 100€ ?
SUD regrette certaines attitudes (tract déformant la réalité, position inflexible en intersyndicale).
Au final cette situation désunie les salariés qui pourtant savent se rassembler sous certaines conditions.
La direction nous propose globalement 1.7 % en moyenne. Si l’on considère que la masse salariale est d’environ 56M€,
la politique salariale 2010 va coûter 0.95 M€.
Avant 2008, la politique salariale coûtait en moyenne 1.8 M€.
Personne ne peut croire qu’avec les excellents résultats et les très bonnes perspectives à venir la Direction ne puisse pas
nous garantir un politique salariale comme par le passé à 3.2 % en moyenne
Dans l’immédiat, la Direction a engagé la NAO uniquement sur la base des salaires. Elle nous a fait une présentation
entachée d ’erreurs, montrant ainsi l’importance qu’elle attache aux organisations syndicales et à leurs représentants.
Elle nous a présenté le bilan de la politique salariale 2009, la pire depuis 4 ans tout d’abord en niveau mais également en masse
avec seulement 81% des non cadres et 85% des cadres ayant obtenus une augmentation individuelle. Pour les 15% de cadres non augmentés, il parait que ce serait des embauchés ou des retraités de l’année (à vérifier). Mais pourquoi une telle austérité ?
Risques psychosociaux :
Ils sont pris en compte par Safran qui fait actuellement une campagne. Apparemment il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Le fait d’attirer l'attention sur le stress engendré par les surcharges de travail et les changements d’organisation imposés ne semble pas interpeller les administrateurs. A aucun moment ils nous ont semblé songer à remettre en question leur façon de faire malgré des signaux d’alarme.
Ces résultats électoraux, pas très bons pour nous dans l’ensemble, contrastent avec l’évolution positive du nombre d’adhérents SUD à SPS et aussi avec le développement de SUD dans le Groupe Safran.
Avec les moyens qui nous sont donnés, SUD continuera à se battre pour l’emploi, la défense des acquis, de meilleures conditions de travail et les salaires.
SUD remercie toutes celles et ceux qui nous ont apporté leurs suffrages
En votant SUD, vous voterez pour un syndicalisme défenseur des acquis et du progrès social.
Pour sa détermination et le respect des mandats Votez SUD !
SUD revendique et agit pour défendre les intérêts des salariés. Au travers d’exemples représentatifs, nous vous proposons un tour d’horizon permettant d’apprécier notre activité syndicale. Nous sommes conscients que les salariés, pris par leur quotidien, peuvent perdre de vue des faits concrets marquant nos actions et orientations. Pourtant, au moment du vote aux élections professionnelles, il vous faudra faire un choix.
SUD a pris le parti de l’information plutôt que de la «communication». La différence est très importante car les messages de communication sont avant tout du marketing qui cache le plus souvent la réalité des choses
Il y aurait donc deux sphères dans le paysage syndical. L’une serait intelligente, ouverte au dialogue, force de
propositions, à l’écoute des salariés : la « sphère négociatrice ». L’autre serait inconsciente, dans
l’affrontement, sans idées et rétrograde : La « sphère d’opposition ».
Ce schéma caricatural, loin de la vérité, représente tout le discours étriqué de ceux qui n’ont plus d’arguments
sérieux pour débattre.
Les élus SUD ne sont pas que des noms sur une liste le temps d’une élection. Tous les élus SUD ont rempli leur mandat sérieusement en s’impliquant très fortement. Demain nous reprendrons avec le même enthousiasme. Pour cette élection, nombreux sont les nouveaux candidats qui viennent s’intégrer afin de continuer l’action militante développée par SUD et mise à votre service. Femmes,
hommes, jeunes et moins jeunes, militants de la première heure ou nouveaux venus, cadre, technicien(ne) ou ouvrier(ère), les candidats SUD ont tous un seul objectif : défendre et améliorer les droits et les conditions de travail des salariés.
Dans un premier temps, tous les usagers ont constaté que les prix avaient fortement augmentés. A l’opposé, les portions ne cessent de diminuer. Tout le monde est unanime pour dire que les prix pratiqués par Eurest sont trop élevés. Un simple repère, le prix
du café est passé de 0,20€ à 0,35€.
Augmenter les tarifs et réduire les parts ne suffisent plus à la direction d’Eurest. Il faut aussi « tailler » dans le personnel. Juste après la signature du contrat, la société Eurest décide de changer de gérant. En peu de temps, la situation devient problématique.
Objet de convoitise, le poste de Secrétaire du CE est trop souvent l’objet de tractations secrètes et d’alliances
juste après les élections. Ceci a pour conséquence de jeter le trouble auprès des salariés et de voir apparaître dans
les tracts des prises de position qui ne reflètent pas toujours la réalité. SUD souhaite dès maintenant clarifier la
situation. Ainsi les électeurs pourront choisir et voter en toute connaissance de cause.
L’élection du CE est un enjeu fort lors de la consultation des salariés. Il faut cependant insister sur l’importance de toutes les instances représentatives. Chaque voix apportée aux candidats SUD, en CE comme en DP, permettra de mieux défendre vos intérêts.
SUD n’accepte pas d’être témoin sans réagir.
Alors, après avoir informé pour la énième fois la Direction, nous avons adressé un courrier à l’Inspection du Travail pour de nouveau faire état de la situation au sein du service Achats et Approvisionnement.Le temps n’est plus à prouver que la souffrance
au travail est bien présente à SPS. Depuis 2004, la Direction connaît la problématique mais elle
continue sur la même mauvaise voie.
Le Code du Travail précise que la santé et la sécurité des salariés est de la responsabilité de l’employeur.
Aujourd’hui, des salariés font des crises de nerfs sur leur lieu de travail et demain ...
SUD : l’alternative
Il faut que chaque salarié prenne conscience de lanécessité de mettre en place une alternative.
Une section SUD Snecma Villaroche s’est implantée dans le Groupe Safran. Tous les militants des sections syndicales SUD ont la même conviction : celle de vouloir changer les choses avec l’appui des salariés.
Nous sommes convaincu que d’autres sections verront le jour dans le Groupe Safran. Ne laissons plus la Direction Générale définir les règles du dialogue social. A chaque fois, c’est nous, les salariés qui en payons les conséquences.
Si vous avez la conviction qu’il faut changer les choses, votez SUD .
L’entreprise n’est pas un lieu de liberté, on le savait. Nos dirigeants sentent bien que beaucoup de salariés n’adhèrent pas à leur conception de l’entreprise et à ses modes de fonctionnements. Alors, à SPS comme dans Safran, la Direction rappelle son pouvoir répressif et espère ainsi resserrer les boulons.
SUD conteste ces méthodes.
Le concept de « dialogue social » dévoile peu à peu son sens concret.
il apparaît de plus en plus clairement que le rapprochement SAFRAN / SNPE se limite principalement à l’achat de SME (hors Eurenco). Le périmètre du projet inclut également le Centre de recherche du Bouchet, la Sécurité Automobile, SME Environnement et le Laboratoire d’Essais au feu. Le Projet H intègrerait aussi les parts des filiales détenues par SME (Roxel, Structil, Pyroalliance) et les parts de Régulus détenues par SNPE.
Que vont devenir les autres entités de SNPE et quel sort va être réservé aux salariés ?
Quant au périmètre H, quel va être pour les salariés le coût social en terme de gain ou perte d’emplois, de statut etc. Manifestement ces questions indisposent le PDG et le DRH de SPS. Sans aucun doute, nos patrons ont travaillé sur ces sujets.
Pourtant ils refusent d’y répondre en prétextant qu’il est trop tôt pour en parler.