Pour sud le socle social ne saurait être inférieur à l'actuel.
Herakles est parti sur de très mauvaises bases :
pas de consultation des CHSCT, accord stress non respecté, avis précipité du CE,
pas de garantie sur le social, l’emploi, le futur de l’entreprise . . .
Le projet de fusion met en avant un fort changement des conditions de travail et d’organisation, l’information/Consultation des CHSCT doit se faire avant le recueil d’avis du Comité d’Entreprise.
Rendre un avis CE avant celui du CHSCT revient à faire un chèque « social » en blanc à la Direction.
On peut concevoir que notre logique ne soit pas partagée. Cette majorité d’élus écrit vouloir rapidement négocier les conditions de mutation des 220 personnes amenées à changer de site pour les « rassurer » sur leur avenir.
Mais pourquoi refuser le vote ?
Que craignent-ils ?
Sur les 33 questions présentées par les élus, seulement 24 questions ont pu être abordées. La Direction a « répondu »
pour la plupart de manière très vague à des questions pourtant voulues très précises.
Les élus SUD, CFDT et CGT ont fait connaître leur insatisfaction générale.
Seule la CGC, en fin de réunion, a noté une avancée significative…
Nos questions, sur plusieurs points restent sans vraies réponses :
Sur l’évolution de l’emploi des CDI SPS (120 postes supprimés sur 4 ans) mais aussi pour tous les salariés intérimaires, CDD, sous-traitants qui apportent leur force de travail à l’entreprise, Sur les conditions de travail.
Il n’y a pas eu de moment dédié à l’improvisation.
L’assistance a eu la possibilité de poser des questions, mais par l’intermédiaire de SMS filtrés en régie.
Donc, pas de miracle, les questions posées étaient tout à fait « politiquement correctes ».
Le service communication avait également enregistré un « micro trottoir », mais très orienté, puisque les salariés choisissaient
leur question parmi une liste préétablie.
Donc là aussi, que des thèmes permettant à nos futurs directeurs de se mettre en valeur.
Ensuite il y a eu l’instant solennel où l’on a découvert le nom de la future société.
C’était juste après le dérapage verbal de notre futur PDG.
Bien entendu il s’agissait d’Herakles (sans accent et avec un k c’est très important).
L'une des planches de synthèse de STRTORG indique :
"Globalement, la perception d'un environnement plutôt favorable pour la réussite du Projet H, sans enthousiasme toutefois"
En faisant l'hypotèse de la validité de cette étude (inverifiable).
ce premier constat contredit assez nettement toutes les informations et interviews diffusées sur le site extranet du Projet H.
Du point de vue de SUD, la présentation de la nouvelle organisation met en avant un manque de maturité du sujet.
Nous ne comprenons pas cette précipitation généralisée des Directions tant du point de vue du calendrier organisationnel que social.
Les Directions ont bâti une organisation, mais nous ne savons toujours pas avec certitude
comment se passera la fusion (SPS absorbera SME ou l’inverse) ?
Ce point est pourtant fondamental car il conditionnera la base de discussion des nouveaux accords.
Dès à présent, STRATORG a indiqué que 5 niveaux de communication seront utilisés :
- Une Communication interne en continu (extranet site H et infos papier)
- Un kit de communication pour les managers
- La mise en place d’un réseau de relais d’information (60 salariés à travers toute
l’organisation) venant compléter le rôle des managers (nota SUD : méthode subtile pour
faciliter le passage de la « bonne parole » sans utiliser obligatoirement le lien hiérarchique)
- Une communication auprès des institutions représentatives du personnel (nota SUD : la
Direction compte-t-elle sur l’aide des syndicats pour prêcher la « bonne parole » ?)
- Une communication spécifique : la convention de septembre ( 700 cadres « invités » à
venir écouter la « bonne parole »).
Le 04/07/2011 à l’initiative du syndicat SUD s’est tenue la première inter-syndicale de l’ère « H ».
La totalité des syndicats représentatifs de SPS et de SME étaient réunis pour débattre des suites à donner
à un projet de la direction de convier les syndicats à des ateliers de comparaisons des accords SME et SPS.
Le PDG d’Eurocedres, M.Garcia, est un transfuge du «syndicalisme». Aujourd’hui repenti, il fût par le passé un haut responsable de l’organisation syndicale CGT métallurgie.
M. Garcia a occupé des fonctions syndicales de premier rang chez Usinor. Alors que la métallurgie française subit des plans
sociaux, M. Garcia, soutenu par le groupe Usinor, réalise son projet de reconversion et crée Eurocèdres.
M. Garcia a conservé des « relations » avec Francis Mer (membre du conseil d’administration de Safran), son ex-patron chez Usinor.
Malgré les vacances et l’absence des secrétaires du CCE SME et du CE de SPS, les directions ont maintenu coûte que coûte ces réunions dîtes « information ». Il nous reste à savoir pourquoi un tel entêtement car elles ont répondu à très peu de nos questions.